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- Déclaration préalable au comité de groupe

Par Sud :: 18/01/2009 à 18:43

Le financement de la télévision de service public tel qu’il est prévu aujourd’hui par la Loi sur l’audiovisuel est terriblement insuffisant et fragile.

Lire la déclaration de SUD France 3

- Financement de l'audiovisuel public

Par Sud :: 19/11/2008 à 21:00

« KERT et DIONIS du SEJOUR:

LE COUP DE GRACE !» 

 

De mieux en mieux ! Les deux taxes imaginées pour compenser le manque à gagner entraîné par la disparition de la publicité n’étaient pas pérennes, on le savait : La taxe sur les Telcos (télécom et fournisseurs d’internet) risquait être frappée de plein fouet quand les opérateurs -et c’est ce qui se passe- auraient été de plus en plus sur la fibre optique et allaient rentrer dans un vide juridique et une volonté de l’Europe, qui, conjugués, leur auraient permis d’échapper partiellement à cette taxe !

Mais Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) a définitivement démoli cette taxe en présentant aujourd’hui, au cours de la réunion de la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale chargée de travailler sur la Loi sur l’Audiovisuel public l’amendement suivant:

Il prévoit un remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaire des opérateurs télécom par une taxe progressive comprise entre 0,5 et 0,9% ! (0,5% si le chiffre d’affaire est compris entre 5 et 10 millions d’euros, 0,6%  entre 10 et 20 millions, 0,7% entre 20 et 30 millions, et 0,9% au-delà de 30 millions) « Il s’agit de permettre l’émergence et la monté en puissance des petits opérateurs »

 

Il restait la taxe de 3% sur la publicité « diffusée par les chaînes de télévision privée ayant des recettes publicitaires supérieures à 11

millions d’euros ». Elle aussi était fragile, car on savait que la publicité, pour des raisons d’efficacité et de prix, s’en va des chaînes généralistes vers la TNT et Internet, et que cette taxe ne pouvait aller que diminuendo !!!

 

Mais là, Christian Kert, député UMP nous donne le coup de grâce.

Il propose :

 « Que la taxe soit plafonnée à 50% de l’accroissement de son assiette  et que son montant ne puisse être inférieur à 1,5% du chiffre d’affaire des chaînes redevables ».  « Pour la taxe éligible au titre des années 2009, 2010 et 2011, la période de référence est l’année civile 2008 ».

 

Cela revient à dire que pour les trois années à venir, la taxe est diminuée de moitié et que son taux pourrait être réévalué avec un plafond de 3% après cette période ! Or, dans trois ans, la publicité

sur les grandes chaînes généralistes, avec sa fuite vers la TNT et internet doublée par les effets de la crise économique, ne pourra qu’avoir diminué.   Nous continuerions donc avec cette moitié de taxe!!! Continuer à quoi ? A nous éteindre…

 

Et la « belle » unanimité des élus de la majorité qui font partie de la Commission spéciale sur la Loi sur l’audiovisuel public de l’Assemblée Nationale, et qui ont voté ces amendements prouve à quel point ils ont décidé de nous flinguer ! Les élus de l’opposition ont voté contre. Mais il est fort probable qu’au moment du vote en séance publique à l’Assemblée, le 25, l’ensemble des bons petits soldats UMP et Nouveau Centre de la garde présidentielle fassent de même.

Et quand on demande comment compenser ces deux pertes majeures de revenus compensatoires, nos tontons flingueurs répondent  que « c’est au gouvernement de leur dire comment il va compenser le manque à gagner pour France Télévisions, soit en augmentant la dotation financière soit autrement… »  On est drôlement rassurés !!!

Et ces deux amendements répondent aux vœux officiellement exprimés par les industriels concernés, télés et télécom…

 

Plus que jamais nous devons, toutes et tous, être mobilisés pour le 25 novembre ! Nous devons nous faire entendre par les politiques et par l’opinion publique!

 

SUD France 3, 19 novembre 2008 

- On laisse casser ou on construit plus haut ?

Par Sud :: 17/09/2008 à 22:35

 

France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, FTP, FTD, FTVI, MFP…

 

         On laisse casser ?               ou        On construit plus haut?                    

 

 

  Version PDF de ce tract

 

 

Une proposition de Loi sur l’Audiovisuel public sera bientôt présentée en conseil des ministres et au Parlement :

 

●Le gouvernement ne veut pas augmenter la redevance, mais il crée hypocritement une taxe sur les fournisseurs d’accès, qui ne manqueront pas de la répercuter largement sur nos factures !

 

            ●Quant à la taxe sur le chiffre d’affaire de la publicité sur les chaînes privées : soyez sûrs qu’elle sera répercutée sur les tarifs de publicité par TF1 et M6. Et donc sur  les produits par les annonceurs… Et oui, le citoyen va, là aussi, payer !

 

Et pour conclure sur ce point, ce constat affligeant :

            1/ Les deux taxes sont insuffisantes pour compenser le manque à gagner de la perte des revenus de la pub !

            2/ Elles ne sont pas  « dédiées » (ce qui veut dire qu’elles ne sont pas définies comme exclusivement destinées au financement de l’Audiovisuel public), ce qui revient à dire que le premier gouvernement venu pourra les remettre en cause…

           

            ●Toujours le même gouvernement et notre cher président veulent aussi contrôler la nomination de notre PDG. Comme au bon vieux temps de l’ORTF. Et les programmes…Et l’information…Alouette, alouette !!!!!

 

            ●Et les décrets Tasca : Devrons-nous continuer à produire des œuvres dont nous sommes privés des droits, au bénéfice des producteurs privés, quelque soit la hauteur de leur participation financière? Devons nous continuer à être limités à 30% de production interne ? (La BBC est à 60%...)

 

Puis, en 2009, nous serons amenés à négocier une nouvelle convention collective, avec toutes les conséquences que cela va entraîner pour nous, mais aussi pour tout l’audiovisuel…

 

C’est donc une longue période de dangerosité extrême que l’audiovisuel public va traverser. Nous devons agir pour ne pas laisser passer n’importe quoi ! Il ne tient qu’à notre mobilisation massive pour que nos interlocuteurs nous écoutent… En rugby, dans une mêlée, si une des deux équipes est moins forte, elle recule.

 

Seul, le poids de la grande majorité des salariés engagés dans des actions collectives, permettra de transformer ce qui pourrait être une démolition de la télévision de service public, en un renforcement de notre rôle et une amélioration de nos conditions de travail. Nous devons être vigilants quant à l’évolution de nos métiers et au maintien de notre indépendance et de notre liberté. Le changement, oui, mais vers le progrès !

 

Rien n’est inéluctable, mais chacun de nous doit prendre conscience que c’est maintenant qu’il faut agir, et ensemble !

- Communiqués récents

Par Sud :: 16/05/2008 à 1:49

- Télé régionale, télé locale : rien qu'on slogan ?

Par Sud :: 24/01/2008 à 1:48

Communiqué SUD France 3 

 

Télé régionale, télé locale : rien qu’un slogan?

  

L’audiovisuel public est aujourd’hui fortement menacé par la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité de nos écrans, sans qu’une compensation financière sérieuse et suffisante ait été prévue.

Cette annonce est un véritable tremblement de terre pour notre chaîne : La menace d'une destruction partielle ou complète  de la télévision  de service public  pèse aujourd’hui sur France Télévisions.

 

SUD a rencontré la direction à la suite au préavis de grève déposé pour le 24 janvier. Face à l'enjeu majeur que représente la pérennisation de l'information, tant régionale que locale, nous l’avons aussi alertée sur les « fermetures variables » des locales créant au passage des journaux « grande région ».

 

La direction de l'information nous a assuré de l’importance capitale de notre identité de proximité, indispensable à la survie de notre chaîne. Entre échauffements, pirouettes et contorsions, voici les déclarations qui devaient  nous rassurer :

  « Il n'est pas question de supprimer les locales, mais bien au contraire de les valoriser… La présence des locales est indispensable sur l'antenne de France 3  tout au long de l'année… La diminution du volume de l'information pendant certaines périodes ne doit pas amener à des fermetures qui auraient pour conséquences de créer des trous noirs ».

Mais premier petit écart, après ces bonnes nouvelles, elle rappelle que  la prérogative de la gestion des locales revient aux directeurs régionaux en fonction de la ligne budgétaire. Bel aveu d’impuissance de la direction de l'information : admettre qu’elle n’a pas le pouvoir d’imposer sa ligne éditoriale.

Dans la continuité d'un numéro d’acrobatie, la direction nous assure que la concrétisation d’une grande réflexion en gestation sur les locales aboutira en 2008 !

Elle nous parle aussi de l'élaboration d'un cahier des charges afin « d'harmoniser » les gestions des directeurs régionaux face à l'information et face aux locales. (Une tendance à la fermeture des locales, considérées comme variable d'ajustement, est déjà largement appliquée depuis quelques années à cause du sous-financement).

Puis, re-pirouette : en réponse à la question du maintien des locales après les municipales, la direction a été dans l’incapacité de s’engager sur le maintien de la durée des diffusions des locales après les élections régionales. Un tel grand écart  entre le discours et la pratique fait qu’on en a mal à l’entre jambe…

Et pour le saut périlleux la direction de l'information déclare: « Le temps d'antenne supplémentaire -dû à la disparition de la publicité- nous est annoncé comme une piste de développement de la part des régions… » Belle nouvelle... mais avec quels moyens ?

Malgré le tremblement de terre annoncé  par le gouvernement, la direction n’a pas osé faire sa révolution. Elle se contente de gérer la pénurie en se défaussant de ses responsabilités sur les régions. La  direction a-t-elle réalisé, ou est-elle pétrifiée et dans l’incapacité de réagir?

 

La loi sur notre financement sera dévoilée cet été, il sera alors trop tard pour commencer à se mobiliser.

 

Pour 2009,  nous devons garantir la continuité d’un Service Public avec une identité régionale forte. C’est pour cette identité, unique dans le paysage audiovisuel, que nous devons nous battre. 

 

 

Dès le 24 Janvier mobilisons nous pour défendre le Service Public !

 

Paris, le mercredi 23 janvier 2008

- Suppression de la pub à la télé : déclaration intersyndicale

Par Sud :: 16/01/2008 à 21:01

Déclaration préalable du secrétaire du comité de groupe

France télévisions

Vendredi 11 janvier 2008

 

 

Cette réunion se tient dans un contexte historique, à deux jours de l’annonce par le président de la république de la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques.

 

La déclaration de Patrick de Carolis, dans la foulée de celle du Président, saluant cette « clarification », loin de rassurer les salariés, a généré une extrême inquiétude dans l’ensemble du groupe.

 

D’abord à France Télévisions Publicité, dont les 350 salariés, ont brutalement appris que leur activité cesserait à la fin de l’année 2008 au mieux (et qui ont d’ailleurs  immédiatement entendu, chez les annonceurs,  une remise en cause de la crédibilité du groupe). Mais au delà, dans l’ensemble des filiales, chez les 11000 salariés du groupe où l’annonce a fait l’effet d’un tremblement de terre.

 

Quel est l’enjeu ? Il est avant tout financier, avec la disparition d’une recette sans nouvelle ressource équivalente. Vont ainsi disparaître 800 millions d’euros de recettes publicitaires dans le budget, auquel il faudra ajouter 400 millions de coût de programmes, pour combler les cases laissées vacantes. C’est donc 1,2 milliards d’euros par an que le groupe France télévisions devra trouver pour maintenir ses équilibres et son périmètre.

 

Les seules solutions avancées par le président de la république pour compenser ce manque à gagner sont objectivement irréalistes. Elles reviendraient à mettre en place des taxes à un niveau tellement élevé que les actionnaires du privé, les marchés, et la commission de Bruxelles ne pourraient les accepter. De surcroît, elles conduiraient à une logique perverse, consistant à miser sur la performance de nos concurrents pour maximiser le financement du Service Public.

 

Ce malthusianisme anti-économique ne sert qu’un objectif : enrichir les chaînes privées historiques (TF1 et M6), et les chaînes émergentes de la TNT (Bolloré Lagardère), toutes « amies du pouvoir », et les autres nouveaux supports, au détriment du Service Public réduit à la portion congrue. Cette décision créée un déséquilibre de manière patente sans modèle économique de remplacement. Elle va provoquer un effet de dominos, qui commence aujourd’hui par FTP mais qui va toucher l’ensemble de nos structures, et remettre en cause tous nos projets de développement.

 

Au nom de quoi le président de la république peut-il se permettre de casser ainsi une entreprise publique qui réunit devant l’ensemble de ses écrans 40% des téléspectateurs de ce pays ? N’est-il pas donc supportable pour lui qu’une entreprise publique puisse exister face à ses amis du privé ? Comment le PDG de France Télévision peut-il se réjouir d’une décision qui contredit toutes les orientations pour lesquelles il a été élu par le CSA ? Comment peut-il espérer désormais restaurer la confiance de ses équipes ?

 

Ces mesures, si elles étaient appliquées, reviendraient à placer le service public dans une logique de gestion « administrée », sous la coupe du pouvoir, et sans l’autonomie nécessaire pour répondre aux immenses enjeux d’une télévision publique moderne, au service de tous, à l’échelle européenne.

 

Dans les conditions créées par cette décision, le périmètre du groupe ne pourra plus être maintenu, avec toutes les conséquences sociales que cela implique pour les salariés. Le Comité de Groupe rejette unanimement cette perspective, demande au PDG de s’opposer à ce « plan social présidentiel », et réclame une véritable réforme, ambitieuse et dynamique, dans laquelle le groupe aurait les moyens de piloter son destin.

 

Paris, le 11 janvier 2008

 

Adoptée à l’unanimité des élus.

Les organisations syndicales :

CGT – CFDT – FO – CFTC – CGC –  SNJ – CSA - SUD – SITR et SRCTA s’associent.